Cet album,
je l'ai déjà chroniqué dans ces pages. C'était il y a un petit
moment maintenant, lorsque le groupe l'avait mis à disposition sur
le net et que l'on regrettait avec eux que Kalayaan ne puisse prendre
forme, s'incarner dans un bel objet qui aurait joliment clôturer le
parcours du groupe, puisque Kiruna prenait fin par la même occasion.
Taenia Solium, qui se spécialise dans la sortie des disques oubliés
avec sa collection Cysticercosis, vient de lui redonner vie. Alors
ce n'est pas un format vinyle comme je l'espérais à l'époque, mais
il faut bien avouer que la modestie du cd-r avec pochette en carton
sérigraphiée a toujours autant de charme, d'autant plus que cet
objet-là est particulièrement bien réussi. L'artwork, réalisé
par un des membres du groupe a quelque peu évolué (pour les besoins
de la réalisation en sérigraphie j'imagine), a vu les choses en
moins grand: des aplats de couleurs et des traits fins dans un style
comics magnifiquement bien réalisé. Voilà, c'est chose faite, merci!
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lundi 1 avril 2013
mardi 1 novembre 2011
Kiruna - Kalayaan
On regrettera Kiruna. Non que leur noise hardcore soit à part et que l'on se retrouve dorénavant orphelins d'une musique irremplaçable. On regrettera Kiruna car le groupe a splitté cet été, nous privant d'un BON groupe dont il ne sera désormais plus possible de profiter en live. Mais voilà, cet album posthume, disponible à nos oreilles depuis début octobre, amène des bribes de neuf, nous faisant déplorer un peu plus encore cet arrêt brutal. Le chant, aussi singulier était-il, semble se retrancher plus profondément encore dans ce qui faisait de lui la touche reconnaissable du groupe. Ce timbre particulier, généralement scandé et sans cesse uniforme, se permet quelques écarts, notamment sur le couplet du titre éponyme (je ne dois pas être le seul à entendre des similarités avec Blackthread, avec qui le groupe a partagé plusieurs dates). Tout le long de l'album, on est touché par cette impression que Kiruna réussit à faire du neuf et du frais à partir d'une vieille recette. Les dernières compositions de Kiruna sont massives, Kalayaan ayant eu droit à un enregistrement de bonne facture, la basse sous overdrive semblant toujours être l'instrument de proue. Mais cette impression de nouveauté n'en est pas qu'une. De manière subtile, la guitare apporte beaucoup plus de contrastes que par le passé, se permettant des lignes plus inventives. Le comble de cette histoire, c'est que Kalayaan doit se restreindre sous la forme de données binaires sur matériel informatique. On aurait également voulu profiter de cet artwork d'une autre manière que sous sa forme pixelisée. On rêve, alors on espère goûter un jour à cet album en format vinyle, ou du moins pouvoir tenir un bel objet entre nos mains et caresser du bout des doigts les paroles sur papier.
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