mardi 11 mars 2014

Frustros - A l'attaque du rien




Il m'en aura fallu du temps pour me laisser séduire par Frustros. Il faut dire que le quatuor n'a rien de très excitant et ne cherche pas à écrire des tubes (merde, j'espère que je ne me plante pas...), même pas pour faire chanter ses potes. Avec Frustros, la vitesse de croisière est enclenchée, on ne s'arrête jamais pour prendre un petit café sur une aire de repos, mais on n’appuie pas non plus sur l'accélérateur. Le fondamental en ce qui concerne le sens de la mélodie chez Frustros, c'est la dissonance. Pour le chant, c'est un peu la même chose: "c'est bon, ça passe". Les paroles forcent et se bousculent au bout de la langue, en tentant de s'évader au moment propice. Et voilà ce qui est agréable, c'est que Frustros ne caresse personne dans le sens du poil, ne cherche ni à plaire, ni à déplaire, même pas à faire les choses bien. Pourtant, au détour d'une écoute approximative, du genre bande-sonore en sourdine pour couvrir ce silence affreux pendant la lecture d'un livre évidemment passionnant, on se surprend à siffloter un petit air ou à mâchouiller quelques mots par mimétisme. Mais peut-être est-ce seulement un effet secondaire de la répétition? Perso, le premier indice, c'était avec "et POURquoi,... juste pour être payé" sur Avant de crever suivi quelques temps après de "pourtant,... quand on se verra" sur Pas si libres suivi de... Mais c'est sûrement cela, une effet secondaire... Il y aura bien toujours quelques nerds pour dire que Frustros c'est trop cool, mais pour vraiment apprécier Frustros, il faut n'en avoir rien à cirer.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire